Le «premier bourgmestre noir de Belgique» recevra, avec d’autres, le titre de docteur honoris causa de la VUB (*). En amont de l’événement – cérémonie initialement programmée le 18 mars, reporté pour cause de Covid-19 -, il a accueilli Paris Match lors d’une réunion familiale. Un peu plus tard, dans sa maison de Ganshoren, il nous a notamment parlé racisme, Congo, politique, culture et héros.
Il est arrivé il y a quarante-quatre ans en Belgique, sans papiers. En 1975. Pierre Kompany est un réfugié politique. En 1975, il fuit le régime de Mobutu qui l’a emprisonné pour avoir mené des frondes estudiantines. Son parcours, qu’il décrit par le menu dans son livre (Du Congo à Ganshoren – Un destin incroyable, éditions. Luc Pire), l’a mené au maïorat d’une grande commune du nord de Bruxelles en 2018. Âgé aujourd’hui de 72 ans, «l’Obama de Ganshoren», issu d’une longue lignée de personnalités fortes, a grandi à Bukavu. Il démontre par sa seule présence que la notoriété, la force de sa lignée n’ont pas attendu l’impact hautement charismatique de son fils Vincent.